Erard Corbin de Mangoux, nouveau patron de la DGSE

7 octobre 2008 – 13:43

Depuis l’été, tous les services de renseignement placés sous la tutelle du ministère de la Défense ont changé de directeur. Ainsi, le général Benoît Puga a succédé au général Michel Masson à la tête de la Direction du renseignement militaire (DRM) et le général Denis Serpollet a cédé son poste de directeur de la protection et de sécurité de la défense (DPSD) au général Didier Borelli. Seule la DGSE n’avait pas connu de changement. C’est désormais chose faite.

En effet, le conseiller du président Sarkozy pour les affaires intérieures, Erard Corbin de Mangoux, a été désigné, lors du Conseil des ministres du 7 octobre, pour remplacer le diplomate Pierre Brochand, l’actuel directeur de la “Piscine”. Cette nomination met un terme aux diverses spéculations qui avaient cours ces derniers temps sur les remplaçants potentiels de Pierre Brochand, qui aurait quant à lui dû quitter son poste l’été prochain.

Au final, les militaires ne récupéreront donc pas la direction de la DGSE, qu’ils ont perdu depuis 1989. Il semblerait que cette perspective n’avait que très peu de chance d’aboutir, le chef de l’Etat ne voulant pas alimenter les dissensions entre le chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, et le coordonnateur du renseignement, Bernard Bajolet, au sujet de la DRM.

Commissaire principal de la marine de 1977 à 1988, Erard Corbin de Mangoux, 55 ans, a rejoint le ministère de l’Intérieur en 1995. Sous-directeur de l’administration générale et des finances à la Direction de l’administration de la Police nationale (1999-2004), il a occupé le poste de secrétaire général de la préfecture des Yvelines de 2004 à 2006 puis celui de directeur des services du département des Hauts-de-Seine, le fief électoral de Nicolas Sarkozy, de 2006 à 2007. Ce parcours pourrait expliquer que le chef de l’Etat l’ait préféré à Bernadette Malgorn, dont le nom circulait, depuis plusieurs mois déjà, étant donné qu’elle avait le profil de la fonction.

Quant à Pierre Brochand présenté comme étant proche des milieux chiraquiens, il aura mis un terme au temps des barbouzes et autres interventions officieuses qui ont émaillé l’histoire de la Ve République (voir, par exemple, les conditions dans lesquelles ont été libérés les otages du Liban en 1988, sans porter le moindre jugement de valeur sur la personne du préfet Marchiani qui aura cependant rendu de grands services).

Ainsi, sous la houlette de Pierre Brochand, la DGSE a joué et a assumé pleinenement son rôle de service de renseignement, que ce soit dans les affaires d’otages en Irak et en Afghanistan, ou encore dans la chasse aux terroristes dans le Sahel. Désormais, et grâce à son action, la France dispose d’un service, doté de 450 millions d’euros de budget, qui a gagné en efficacité et en crédibilité, notamment pour ce qui concerne la lutte contre le terrorisme. Le temps des opérations à la Rainbow Warrior ou à la “Corned Beef” est désormais loin.

Précision : Il a été écrit hier que Pierre Brochand aura été le “second directeur à être resté en place aussi longtemps, derrière le préfet Jacques Dewatre.” C’est à la fois vrai et faux. Vrai si l’on prend comme référence l’année 1982, quand le SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage) est devenu la DGSE. Faux si l’on considère qu’il y a une continuité depuis la création du SDECE en 1946. Dans ce cas, la plus longue longévité à la tête de ce service revient à Alexandre de Marenches (novembre 1970 - juin 1981) , puis à Pierre Boursicot (janvier 1951 - septembre 1957).

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Revoilà le mollah Omar

6 octobre 2008 – 21:54

Depuis qu’il a été contraint de se réfugier au Pakistan en raison de l’intervention militaire sous commandement américain en Afghanistan, en 2001, le mollah Mohammad Omar, le chef suprême des taliban, fait peu de déclarations publiques.

Cependant, l’agence de renseignement SITE, spécialisée dans la veille concernant la mouvance islamiste, a signalé, le 29 septembre, qu’il avait publié un communiqué sur le site Internet du mouvement taleb. Ainsi, le mollah Omar a fait un parallèle entre l’avenir qu’il promet aux forces occidentales avec ce qui est arrivé à l’armée Rouge quand cette dernière était intervenue en Afghanistan pour soutenir le régime communiste qui avait pris le pouvoir à Kaboul à l’issue d’un coup d’Etat sanglant, en 1978.

“Je le dis aux envahisseurs : si vous quittez notre pays, nous garantirons votre sécurité. Mais si vous persistez, vous serez défaits comme les Russes l’ont été avant vous,” a-t-il affirmé. Sauf que le chef de file du mouvement taleb a oublié quelques détails, comme par exemple le soutien financier et matériel des Américains aux moudjahidines lors de l’invasion soviétique ou encore le fait que les taliban n’ont pu prendre le pouvoir et contrôler qu’une partie du pays - le nord étant alors sous l’influence de l’alliance menée par le commandant Massoud - qu’à la faveur d’une longue guerre civile entre factions rivales.

“Les Américains, en dépit de leur technologie avancée, ont été incapables de prévoir leur défaite, mais avec l’aide de Dieu, ils reçoivent chaque jour les cadavres de leurs soldats et subissent de lourdes pertes humaines et financières”, a déclaré le mollah Omar qui a eu aussi des mots contre le pouvoir en place à Kaboul. “Il y a quelques années, personne n’aurait pu prévoir que les Américains et leurs alliés se heurteraient à une telle résistance. Aujourd’hui, le président (ndlr : Hamid Karzaï) et ses ministres supplient pour qu’on leur donne de l’argent et des soldats, mais en vain”, a-t-il fait valoir. Lire la suite »

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Changement à la tête de la DGSE

6 octobre 2008 – 19:29

Nommé à la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) en juillet 2002, Pierre Brochand, 68 ans, devrait quitter son poste dans les “tout prochains jours” a annoncé ce 6 octobre l’Agence France Presse. Initialement, Pierre Brochand aurait dû quitter la DGSE en 2009, année où il aurait été atteint par la limite d’âge.

Enarque de formation et diplomate de métier, Pierre Brochand a eu à gérer des affaires aussi médiatiques que délicates, comme notamment la libération d’otages français en Afghanistan et en Irak, ou encore la traque de terroristes au Sahel.

Après six ans et trois mois à la tête de la DGSE, Pierre Brochand est le second directeur à être resté en place aussi longtemps, derrière le préfet Jacques Dewatre (de juin 1993 à décembre 1999).

Le successeur de Pierre Brochand ne devrait être connu qu’à l’issue du prochain Conseil des ministres. Cependant plusieurs noms circulent. Ainsi, et bien qu’étant placée sous la houlette du ministère de la Défense, la DGSE n’a pas eu de militaire à sa tête depuis 1989 et la nomination du préfet Claude Silberzahn. Trois officiers généraux pourraient correspondre au profil recherché : le général (Terre) Bertrand Ract-Madoux, actuel second de la DGSE, l’amiral Pierrick Blairon, major général des armées et ancien numéro 2 de la “Piscine” et le général Stéphane Abrial, actuel chef d’état-major de l’armée de l’Air.

Pour les civils, le diplomate Bruno Joubert, membre de la cellule diplomatique de l’Elysée fait partie des candidats possibles. Seulement, il pourrait faire les frais de la récente nomination de Bernard Bajolet, un autre diplomate, au poste de coordonnateur national du renseignement.

Enfin, l’hypothèse d’une nomination de Bernadette Malgorn n’est pas à écarter. Secrétaire générale du ministère de l’Intérieur depuis 2006 et nommée haut fonctionnaire de défense en juillet 2008, Mme Malgorn est issue d’une famille de militaires. Titulaire d’une licence en sciences économiques, d’une autre en histoire-géographie et d’une maîtrise en histoire, elle a été, entre autre, préfet de la région Bretagne et de la zone de défense Ouest. Avantage non négligeable qui peut faire pencher la balance de son côté : elle a eu l’occasion de travailler avec l’actuel chef de l’Etat, au moment où ce dernier était encore ministre de l’Intérieur.

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Les cigognes aux Emirats Arabes Unis

6 octobre 2008 – 19:26

Liés depuis 1995 par un accord de défense, la France et les Emirats arabes unis ont décidé de pousser plus loin encore leur coopération en la matière lors de la visite du président Sarkozy, le 15 janvier dernier, à Abou Dhabi. Ainsi, à cette occasion, un memorandum avait été signé par le ministre de la Défense, Hervé Morin, et les autorités émiraties pour une implantation militaire permanente française sur leur territoire.

Concrètement, cette présence française dans le Golfe persique doit se traduire par une base navale de soutien, un groupement de l’armée de Terre et une base aérienne. Cette dernière a été créée le 1er septembre 2008 sous le nom de BA 104, à Al-Dhafra.

Pour y assurer un déploiement permanent dans la région, l’armée de l’Air a donc envoyé aux Emirats trois Mirage 2000-5 de la base aérienne 102 “Capitaine Guynemer” de Dijon. Les appareils ont fait une escale à Istres avant de rejoindre, après un vol d’une durée de 7 heures, leur nouvelle affectation. Un C-135 FR du groupê de ravitaillement en vol 93 “Bretagne” les a accompagnés.

La mission des Mirage 2000-5 sera la même que celle assurée en France, à savoir la défense aérienne. Avec l’objectif d’améliorer l’interopérabilité, des exercices conjoints seront également menés avec des Mirage 2000-9 appartenant aux forces aériennes émiraties.

En plus de manoeuvres conjointes entre les deux pays, la dernière en date étant Gulf Shield, les Emirats arabes unis sont de bons clients pour l’industrie de défense française. Abu Dhabi envisage en effet d’acquérir une soixantaine d’avions Rafale.

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Des pirates somaliens font main basse sur des chars T-72

3 octobre 2008 – 17:33

Le 25 septembre dernier, en soirée, le Faina, un cargo ukrainien battant pavillon du Bélize, a été arraisonné par plusieurs dizaines de pirates somaliens alors qu’il naviguait dans l’océan Indien pour se rendre à Mombasa, au Kenya.

Selon le Bureau des affaires maritimes, près de 56 attaques de pirates ont été recensées dans cette région depuis le mois de janvier. Sauf que cette fois, la cargaison du Fainia est particulière puisqu’elle se compose de 33 chars lourds T-72 de fabrication russe, de munitions et de lance-grenades. De quoi faire grimper la rançon habituellement exigée par les bandits des mers pour restituer les marchandises volées, ou du moins les équipages pris en otage. En effet, ce sont au moins 20 millions de dollars qui sont demandés, soit l’équivalent du montant total des sommes extorquées depuis le début de l’année.

Par ailleurs, la valeur de la cargaison semble avoir attisé les tensions au sein des pirates. Deux groupes se seraient ainsi affrontés au sujet de la conduite à tenir, ce qui aurait fait trois morts dans leurs rangs. Quant aux 21 membres de l’équipage du cargo, l’un d’entre eux a succombé à un malaise.

Si l’on en croit la version donnée par la société ukrainienne Ukrspetexport et confirmée par Nairobi, les chars étaient destinés à l’armée kenyane, pour remplacer ses vieux Vickers MK3 d’origine britannique. Seulement, le simple fait que l’armée kenyane ait acheté des blindés russes pour lesquels elle n’a aucune expérience semble curieux. D’après l’US Navy, la cargaison semblerait plutôt être attendue du côté du Sud-Soudan.

Le porte-parole des pirates, Ali Sugule, a confirmé les doutes émis par la marine américaine, ce qui ne fait pas vraiment les affaires de l’Ukraine au moment où Kiev cherche à se rapprocher de l’Union europénne. En effet, cette dernière interdit la livraison d’armes à cette région semi-autonome du Sud-Soudan, qui, bien qu’elle ait fait la paix avec Khartoum en janvier 2005, a été le théâtre de nouveaux affrontements entre les forces gouvernementales et les anciens rebelles dans la région pétrolière d’Abyei, en mai 2008.

De plus, maintenant que ces matériels de guerre sont aux mains des pirates, il existe un risque non négligeable pour qu’ils soient remis aux islamistes qui cherchent à s’emparer du pouvoir en Somalie. Aussi, les Etats-Unis ont envoyé plusieurs bâtiments de l’US Navy, dont le destroyer USS Howard, sur place pour surveiller de près le Faina qui se situe actuellement au large du port somalien de Obbia.

Etant donné la nature de la cargaison et surtout de la présence de 3 citoyens russes parmi les 21 membres de l’équipage du cargo, la Russie a également décidé de dépêcher sur place la frégate Neustrashimyy. Deux autres navires de guerre malaisiens font également route vers la zone. Quant à la Marine nationale, elle dispose à proximité de la frégate Courbet et de l’aviso Commandant Birot.

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Les services secrets pakistanais changent de chef

2 octobre 2008 – 19:20

Nommé il y a à peine un an à la tête de l’Inter-Services Intelligence (ISI), le général Nadeem Taj, un fidèle de l’ancien pakistanais Pervez Musharraf, a été remplacé, le 29 septembre, par le général Ahmed Shujaa Pasha, qui occupait auparavant les fonctions de directeur des opérations militaires de l’armée pakistanaise. Il serait un proche du général Ashfaq Kayani, l’actuel chef d’état-major des armées.

Suite à la démission contrainte du général Musharraf de la présidence en août dernier, près de 13 autres changements ont été effectués au sein de l’armée pakistanaise.Selon le général Athar Abbas, le porte-parole des militaires pakistanais, il s’agirait simplement de “mouvements de routine.”

L’ISI passe pour être un véritable Etat dans l’Etat tant ce service s’est impliqué dans les affaires politiques du pays depuis que le Pakistan existe. Placé sous la responsabilité de l’armée, Islamabad en tenté vainement, en juillet dernier, de le placer sous l’autorité du ministère de l’Intérieur.

Le rôle régional de l’ISI est surtout sujet à caution. Au moment de l’intervention soviétique en Afghanistan dans les années 1980, l’Inter-Services Intelligence a collaboré avec la CIA pour apporter une aide aux moudjahidines alors en lutte contre l’armée Rouge.

Seulement, à partir du retrait militaire opéré par Moscou la décennie suivante, les cadres de l’ISI ont activement soutenu les taliban dans leur conquête de l’Afghanistan. Plusieurs raisons peuvent être avancées : la nécessité pour Islamabad de disposer d’une profondeur stratégique face à l’Inde, pays avec lequel le Pakistan a un différend territorial avec le Cachemire, une nécessaire stabilité politique à Kaboul pour sécuriser les voies économiques avec les républiques d’Asie centrale (riches en pétrole) et enfin, un affinité éthnique (et voire religieuse) entre les pachtounes afghans et pakistanais, dont, pour ces derniers, bon nombre sont membres de l’armée et de l’ISI.

Allié traditionnel des Etats-Unis, les choses sont devenues compliquées pour Islamabad après le 11 septembre 2001, l’Afghanistan étant devenu, sous le règne des taliban, un sanctuaire pour Al Qaïda. D’où une certaine schizophrénie pour les services secrets pakistanais, à la fois soupçonnés, quand ils ne sont pas accusés, de soutenir en sous main les taliban contre le gouvernement Karzaï et les forces de l’Otan tout en prenant part également à la “lutte contre le terrorisme.”

Ces accusations de “double-jeu” ne sont pas formulées uniquement par les Etats-Unis, mais aussi par l’Inde et les autorités afghanes. Le chef de l’ISAF, le général David McKiernan, avait déclaré que “l’ISI entretenait un certain niveau de complicité avec les talibans.” Le 10 juin dernier, un rapport de la RAND Corporation avait indiqué que l’ISI avait communiqué des renseignements stratégiques aux taliban afghans. Enfin, aussi bien Kaboul que New Delhi ont accusé Islamabad d’avoir commandité l’attentant contre l’ambassade indienne du 7 juillet dernier.

Cependant, l’ISI a également pris part à la traque des cadres d’Al Qaïda depuis 2001. Des centaines de militants de ce réseau terroriste ont été capturés ou tués. Et cela, sans oublier sa participation dans l’arrestation, en mars 2003, de Khaled Cheikh Mohammed, l’homme qui a avoué être à l’origine des attentants de New York et de Washington.

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Nouvelle boulette des services de renseignement britanniques

2 octobre 2008 – 14:28

Le Secret Intelligence Service (MI6) a trouvé un moyen en phase avec l’époque pour recruter en utilisant le réseau social en ligne Facebook pour “cibler les réservoirs de talents qui représentent la société britannique.” Et parmi les “cibles” figurent ceux qui en ont assez de leur travail actuel, a expliqué le quotidien “The Guardian”.

Nul ne sait encore si ce mode de recrutement sera efficace et permettra d’attirer des profils pouvant correspondre non pas à James Bond mais à celui d’un agent de renseignement efficace. Si le personnage de Ian Flemming incarne la figure mythique de l’espion britannique, les récentes gaffes commises par certains employés des services de renseignement du royaume font davantage penser à OSS 117 incarné au cinéma par Jean Dujardin.

En effet, les étourderies et autres oublis finissent par faire désordre. En janvier, c’est un ordinateur portable contenant les données personnelles concernant 600.000 membres des forces armées britanniques qui avait été égaré. Il y a quelques semaines, ce sont des documents confidentiels au sujet d’Al Qaïda et des forces de sécurité en Irak qui avait été oublié dans un train de banlieue par un “haut fonctionnaire.” L’an passé, un autre employé du gouvernement avait perdu un CD qui avait la particularité de contenir des informations bancaires de 25 millions de contribuables.

Cette fois, la gaffe est encore plus cocasse. Selon The Sun, un utilisateur britannique du site d’enchères en ligne eBay a acheté un appareil photo numérique, un Nikon, pour la modique somme de 21 euros (17 livres). Jusque là, rien de plus banal.

Là où ça le devient moins, c’est quand l’acheteur a exploré la carte mémoire de son nouvel appareil. Informations concernant des membres d’Al-Qaïda, empreintes digitales, clichés de lance-roquettes et de missiles ne sont pas des documents que l’on a l’habitude de trouver dans un appareil photo, même si il a été acheté sur eBay.

Selon l’enquête qui a été ouverte après que l’acheteur ait averti la police, l’appareil photo en question aurait été volé à un agent du MI6, le service de renseignement extérieur britannique, avant d’être proposé aux enchères sur Internet.

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Collision de deux Super-Etendard près de Landivisiau (MàJ)

2 octobre 2008 – 14:00

 

Deux avions de chasse de l’aéronautique navale de type Super-Etendard Modernisé, appartenant à la flotille 11 F de Landivisiau, sont entrés en collision peu après 17h10, au-dessus du plateau de Triagoz, en baie de Lannion, selon le Sirpa-Marine.

Ces monoplaces d’assaut, qui sont mis en oeuvre habituellement à partir d’un porte-avions, effectuaient une mission d’entraînement avec deux appareils du même type, dont les pilotes ont immédiatement donné l’alerte après l’accident.

“On a eu l’impression que c’était un avion qui passait le mur du son mais en plus sourd” a déclaré un habitant de Roscoff au quotidien Ouest France. Les deux pilotes impliqués dans la collision ont pu s’éjecter de leur avion.

Des secours ont immédiatement été dépêchés sur les lieux de l’accident. Ainsi, deux hélicoptères, un Falcon et quatre vedettes de la Société nationale de secours en mer (SNSM) ainsi qu’une de la gendarmerie maritime ont pris part aux recherches coordonnées par le CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage).

Un des deux pilotes a pu être récupéré par un hélicoptère Lynx de la Marine nationale. Il serait apparemment en bonne santé. En revanche, il n’y a plus d’espoir de retrouver son coéquipier vivant, bien que son canot de sauvetage (”dinghy”) ait élé localisé dans la soirée du 1er octobre.

Le chasseur de mines Lyre a appareillé de Brest pour se rendre sur la zone de l’accident. Sa mission consiste, dans un premier temps, à repérer les épaves des deux deux Super Etendard, qui seraient situées à une soixantaine de mètres de profondeur.

Version initiale publiée le 01.10.2008 à 20.00

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La Gendarmerie au régime sec

1 octobre 2008 – 12:42

Après les tribunaux, les bureaux de poste et les casernes, la gendarmerie nationale pourrait être amenée à revoir ses implantations sur le territoire nationale. Selon une note rédigée par Stéphane Bouillon, alors conseiller du Premier ministre et actuellement préfet de Corse, transmise à l’AFP, il serait question de supprimer 175 brigades et 15 escadrons de gendarmes mobiles.

Selon ce document, daté du 25 juillet dernier (soit au lendemain de la publication de la nouvelle carte militaire), c’est la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGCN) qui envisage la suppression de ces unités dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Pour mémoire, au 1er janvier prochain, la gendarmerie sera placée sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, sans perdre toutefois sa spécificité militaire.

Du côté de la place Beauvau, on assure que “rien n’est décidé”. Sans doute se souvient-on des mésaventures du gouvernement Jospin avec son intention de réformer la carte des commissariats et des brigades de gendarmerie, qui avait à l’époque suscité les protestations des élus locaux, inquiets de voir disparaître un service public essentiel à leurs yeux. Cependant, si le ministère de l’Intérieur s’est montré prudent, il n’en reste pas moins qu’il a confirmé la suppression de 3.000 postes de gendarmes dans “les années à venir”.

Enfin, les écoles de gendarmerie sont également dans le collimateur de la RGPP. Il y a quelques semaines, la fermeture de celle du Mans était d’ores et déjà acquise au profit de l’école de Châtellerault. Certains y avaient vu du “copinage” politique, le maire de la commune viennoise ayant l’étiquette “Nouveau Centre”, comme le ministre de la Défense, Hervé Morin. Au final, la polémique aura fait long feu car aussi bien l’école du Mans que celle de Châtellerault devraient fermer leurs portes d’ici à 2012. Sur les huit écoles de gendarmerie, celles de Montluçon (Allier) et de Tulle (Corrèze) seraient conservées et deux autres seraient ouvertes.

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Plus de 612 milliards de dollars pour le Pentagone en 2009

1 octobre 2008 – 10:32

L’exercice budgétaire commence le 1er octobre aux Etats-Unis. Et cette année, le Pentagone disposera une nouvelle fois d’un budget record de 612,5 milliards de dollars, soit environ 415 milliards d’euros. A titre de comparaison, les crédits affectés au ministère français de la Défense s’élèveront à 32 milliards d’euros pour 2009.

Près de 70 milliards seront affectés aux dépenses liés aux opérations en Afghanistan et en Irak et 103,9 milliards seront destinés à l’acquisition d’équipements et de matériels. Une enveloppe est également prévue pour une augmentation de 3,4% des salaires des militaires américains.

Par ailleurs, l’armée américaine étant au four et au moulin, le recrutement est devenu une priorité. Ainsi, au moins 20,5 milliards seront consacrés à l’augmentation des effectifs pour les 5 prochaines années. A terme, c’est à dire en 2010, l’US Army devrait compter 547.400 hommes et le corps des Marines, 202.000. La Garde Nationale recevra 50 milliards pour attirer de nouvelles recrues et assurer ses missions d’entraînement.

Les crédits de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), c’est à dire l’agence qui s’occupe de la recherche portant sur de nouveaux systèmes d’armes, ont fait l’objet d’arbitrages. Ainsi, les parlementaires ont retiré 130 millions de dollars sur les 3 milliards, environ, demandés par la DARPA.

Cette décision pourrait avoir des conséquences sur le développement du programme “Bi-Static Shield”, qui consiste à protéger les satellites placés en orbite, la Chine ayant démontré, en janvier 2007, sa capacité à détruire des engins spatiaux et conduire à annuler celui, controversé, de l’avion expérimental hypersonique “Blackswift Test Bed”. Par ailleurs, 500 millions seront dépensés pour contrer la menace des engins explosifs improvisés (EEI ou IED), utilisés par les insurgés et les terroristes en Afghanistan et en Irak.

Enfin, le bouclier étant une autre priorité affichée, 10,4 milliards de dollars sont prévus pour son développement. Seulement, là encore, les parlementaires du Congrès ont mis quelques freins. Ainsi, les budgets votés pour les installations radar en République Tchèque (90 millions de dollars) et le déploiement de missiles intercepteurs en Pologne (246 millions) sont en deçà de ce qui avait été demandé par l’administration Bush.

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